Qu'est-ce que le PTZ en 2026 ?
À retenir
Quotité 20 à 50 % selon la tranche de revenus (T1 à T4) · Taux 0 %
Comment est calculé le montant du PTZ ?
Le montant du PTZ dépend de trois éléments : la zone géographique du bien (qui fixe les plafonds de revenus et de prix), le nombre de personnes composant le foyer, et vos revenus fiscaux de référence. Le simulateur applique d'abord le plafond de coût de l'opération (entre 100 000 € et 360 000 € selon la zone et la composition du foyer), puis applique la quotité déterminée par votre tranche de revenus à ce montant plafonné.
Le rapport entre vos revenus et le plafond applicable détermine votre tranche (T1 à T4), qui fixe à la fois la quotité et la durée du prêt : plus vos revenus sont modestes par rapport au plafond, plus la quotité est élevée et le différé long (jusqu'à 10 ans). Pendant le différé, vous ne remboursez aucune mensualité PTZ. Ensuite, la mensualité est simplement le montant PTZ divisé par la durée de remboursement, à taux 0 %.
| Tranche | Revenus / plafond zone | Quotité | Différé | Durée totale |
|---|---|---|---|---|
| T1 | ≤ 40 % | 50 % | 10 ans | 25 ans |
| T2 | 40 – 65 % | 40 % | 8 ans | 22 ans |
| T3 | 65 – 80 % | 40 % | 2 ans | 15 ans |
| T4 | 80 – 100 % | 20 % | 0 an | 10 ans |
Zones géographiques et éligibilité
La France est divisée en 5 zones pour le PTZ : A bis (Paris et petite couronne), A (grande couronne parisienne, Côte d'Azur, Genevois français), B1 (grandes agglomérations de plus de 250 000 habitants), B2 (villes moyennes) et C (zones rurales et peu denses). Les logements neufs sont éligibles dans toutes les zones. En revanche, le PTZ pour un logement ancien avec travaux est réservé aux zones B2 et C, à condition que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l'opération.
| Zone | Plafond revenus (1 pers.) | Plafond prix (1 pers.) |
|---|---|---|
| A bis | 49 000 € | 150 000 € |
| A | 49 000 € | 150 000 € |
| B1 | 34 500 € | 135 000 € |
| B2 | 31 500 € | 110 000 € |
| C | 28 500 € | 100 000 € |
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du PTZ en 2026 ?›
Le PTZ est réservé aux primo-accédants, c'est-à-dire les personnes n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Les revenus fiscaux de référence de l'année N-2 ne doivent pas dépasser les plafonds fixés selon la zone et la composition du foyer. Le bien doit être destiné à la résidence principale de l'emprunteur.
Le PTZ est-il cumulable avec un prêt immobilier classique ?›
Oui, le PTZ est conçu pour être complémentaire à un prêt principal. Il ne peut pas financer la totalité de l'achat (50 % maximum du coût plafonné, pour les revenus les plus modestes) et doit obligatoirement être complété par un ou plusieurs autres prêts immobiliers. Il est également cumulable avec un prêt Action Logement, un prêt d'épargne logement (PEL/CEL) ou un prêt conventionné.
Quelles sont les zones éligibles au PTZ ?›
Toutes les zones (A bis, A, B1, B2 et C) sont éligibles au PTZ pour un logement neuf. Pour un logement ancien avec travaux, seules les zones B2 et C sont éligibles, sous condition que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l'opération. La zone de votre futur logement est déterminée par sa commune : le gouvernement met à disposition un moteur de recherche sur service-public.fr.
Quelle est la durée maximale du PTZ ?›
La durée du PTZ dépend de votre tranche de revenus (T1 à T4). Pour les revenus les plus modestes, T1 (≤ 40 % du plafond de la zone) : durée totale de 25 ans, avec un différé de 10 ans (sans remboursement du capital) suivi d'un remboursement sur 15 ans. T2 (40-65 % du plafond) : 22 ans (8 ans de différé + 14 ans de remboursement). T3 (65-80 % du plafond) : 15 ans (2 ans de différé + 13 ans de remboursement). T4 (80-100 % du plafond) : 10 ans, sans différé, remboursés immédiatement.
Le PTZ s'applique-t-il aux logements anciens ?›
Oui, mais sous conditions strictes. Le PTZ pour l'ancien avec travaux est uniquement accessible en zones B2 et C (territoires moins tendus). De plus, le montant des travaux doit représenter au moins 25 % du coût total de l'opération (prix d'achat + travaux). Les travaux doivent être réalisés par des professionnels et viser à améliorer la performance énergétique ou à remettre le logement en état d'habitabilité.